dimanche 2 novembre 2008

La différence, c'est l'absence d'identité.

Certains vous parleront de la richesse que représente la différence. Peut-être ont-ils raisons.
Ne pas être comme tout le monde, c'est aussi avoir une identité, vous diront d'autres. C'est ne pas être un n-ième monsieur lambda. Eux par contre ont visiblement tords. Ne pas être comme tous le monde, c'est avant tous ne pas trouver d'identité. C'est ne pas savoir qui on est, ne pas savoir ce qu'on est. Il suffit, pour s'en rendre compte, d'observer la façon dont la société s'organise : en des groupes reposant sur des codes. Pour certains, c'est le costard cravate, pour d'autres la casquette à l'envers. Les bipèdes se regroupe aussi autour de goûts communs : un style musical, un sport, ... . C'est dans le groupe que l'identité nait. C'est au travers des autres, qu'un homme peut savoir qui il est. C'est ce qui explique, je pense, que les fonctionnaires soient attachés à leur statut spécial : c'est surement moins affaire de privilège qu'affaire d'identité. C'est sans doute aussi ce qui explique, au moins en parti, l'adolescent rebelle, le premier de la classe attaché à ses bonnes notes, ... .
C'est ici que les ennuis commencent pour celui dont l'identité est de ne pas être comme tous le monde. Au travers de qui, pourra-t-il apprendre à ce connaître, apprendre qui il est? Non, la différence n'est pas une identité comme une autre : la différence, aussi longtemps qu'elle n'est pas comprise par le sujet, est bien l'absence d'identité...

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