Parce que demain, j'aurai un jour d'expérience et de maturité en plus. De plus, j'aurai un jour de réflexion sur la façon de réaliser la tâche en plus.
Et puis, de toute façon, aujourd'hui, j'ai pas envie.
samedi 27 mars 2010
samedi 6 mars 2010
24 balais et des poussières
Il y a quelques semaines maintenant, j'ai passé une nouvelle barre temporelle. Un an de plus me sépare de ma venue au monde, un an de moins me sépare de ma mort.
Aujourd'hui, j'ai 24 balais et des poussières. 24 balais et des poussières, ça veut aussi dire que dans un an moins des poussières, j'aurai la moitié de 50 ans.
Déjà la moitié d'un vieux con ?
Et voilà la crise de la 25 aine qui commence à entrer en scène !
mardi 25 août 2009
Si tu savais

Mon jeune moi,
Demain, tu rentres à "la grande école", comme les plus grands l'appellent, non sans fierté. La grande école, tu l'attends depuis tellement longtemps. Toi que tout semble intéresser, tu attends ce lieu d'apprentissage avec une bien grande hâte. Et puis, toi aussi, tu aimerais un peu de fierté, toi qui aime affronter les plus grands, et les plus grands défis.
Si tu savais ce qui t'attend.
Heureusement, tu ne sais pas encore. Comment pourrais-tu le supporter ? Tu es si jeune, et déjà si abimé par tes précédents combats. Pourtant, tu n'as pas encore subit la guerre, juste les quelques batailles la précédant. Quand tu saura.
Tu ne le sais pas encore, mais ta vie n'a que deux chemins possibles. Il n'y a que deux histoires que tu puisses vivres. L'une où tu deviens quelqu'un, l'autre où tu ne sais pas qui tu es. L'une où tu es fière de ce que tu es, et l'autre où tu as honte de toi. L'une où tu sais qui tu es, l'autre où tu ne fait qu'en douter. Tu ne le sais pas encore, mais, tu es à l'aube de la bifurcation, et le chemin que tu suivra n'est pas le bon.
Oh, mais ne t'inquiètes pas, très chère moi, tu n'aura pas de regret à avoir : jamais, non jamais, tu ne choisira. Chaque coup que les autres te porteront participera à te voler ce choix. Chaque injure que les autres te lanceront y participera également. Et je ne peux tout te dire, parce que tu ne pourra le comprendre que quand tu aura vécu ta guerre.
Saches, très chère moi, qu'une fois la guerre passée, elle ne le sera que pour les autres. Pour toi, cette guerre restera ton quotidien, et tu saura aussi qu'elle restera ton futur.
Tu sais, jeune moi, la guerre la plus difficile que tu vivra sera celle de ta recherche. Tu ne le sais pas encore, mais non, la guerre la plus difficile pour toi ne sera pas liée aux coups portés par les autres, ni les injures, ni les crachats, ni les insultes. La guerre la plus difficile pour toi sera celle où tu te demandes qui tu es, ou devrais-je dire qu'est-ce que tu es. Tu ne le sais pas encore, mais le plus difficile pour toi sera de t'interroger sur ce qui te différencie des autres, sans trouver la réponse. Tu ne le sais pas encore, mais tu passera bien du temps à te demander si tu es le seul ainsi sur cette planète, ou si il y en a d'autres. Tu ne le sais pas encore, mais tu te sentira toujours bien seul. Tu ne le sais pas encore, mais le plus difficile pour toi, sera de ne pas savoir pourquoi.
Et après, tu saura qu'il suffit de quelques années pour détruire un homme, mais qu'une vie ne suffit pas pour le reconstruire. Tu saura aussi mieux que qui quiconque ce que signifie irréversibilité. Tu saura même un peu ce qui t'a toujours différencié.
Mais finalement, la seule chose que tu ne saura jamais, c'est pourquoi.
mercredi 22 avril 2009
Tu verra que j'ai raison
"Tu verra que j'ai raison", là est sans doute l'ultime argument de ceux qui n'en ont pas. La phrase qui permet de clore le débat, en sortant toujours presque vainqueur. Inutile de contre argumenter lorsque cette phrase sort, vous n'avez pas "l'expèrience de la vie" minimum permettant d'être crédible aux yeux de votre interlocuteur, et quand vous l'aurez il est d'une telle évidence que vous le rejoindrez dans son opinion... . Ces gens, à l'esprit absolu, seraient-ils capable d'avoir tord ? Sauraient-ils seulement a quel point ils ne savent pas ? Ne devraient-ils pas être interdit de paroles, pour ce crime contre l'intelligence ? Pour ce crime contre la connaissance ?
Ces individus, se sentant probablement animés de l'impossible don de palper la vérité, seraient-ils capable de passer outre leurs yeux pour observer le monde ? Il est probable qu'ils n'en aient jamais doutés.
Méritent-ils seulement des oreilles subissant leurs irritantes diarés orales ?
A toi lecteur qui n'a encore rencontré de tels individus, lorsque tu vivra cette experience, tu comprendra que j'ai raison de la détester !
mardi 25 novembre 2008
Semblabe dans la différence.
Vous avez remarqué, comme il est marrant de voir que personne n'est pareil? Ah non, ce n'est pas marrant, c'est tellement banal! Je dirais même que ce qui nous intrigue, c'est plutôt deux personnes indentiques. Au final, on a au moins tous un point commun : celui d'être tous différent. Ce qui est quand même fantastique : moi qui voulait initier un blog à destination des gens différents, voilà que j'ai initié un blog à destination de tout le monde.
Pour finir, la question qu'on peut se poser, c'est si ceux qui sont encore plus différents, ne sont pas finalement... encore plus normaux!?
.
.
dimanche 9 novembre 2008
Tellement débile, tellement comme moi.
L'histoire ce passe il y a quelques années, durant les années lycées. Lorsque je rentrais chez moi, en bus, bien souvent, je me contentais de m'asseoir et d'attendre. Régulièrement, je discutais avec des camarades. Toujours, j'espérais vivre cette bien trop rare expérience, celle de la rencontre de moi avec moi, celle de la rencontre de moi avec ce jeune garçon.
Un jeune garçon, approximativement de mon âge, prenait également le bus pour rentrer chez lui. Il montait dans le bus après moi, et en descendait avant moi. Quand je l'ai vu la première fois, j'ai eu cette sensation étrange de me voir de l'extérieur. Il avait les mêmes gestes inélégants qui me caractérisent. On partageait ce même regard sur ce monde qui nous est étrangé, sur ce monde qui semble ne pas être fait pour nous. On avait la même façon d'être paniqué face à l'imprévu. Pour la première fois de ma vie, je rencontrais un semblable, un "comme moi", un martiens. Je me suis senti si bien. A partir de là, chaque fois que je prenais le bus, je n'avais qu'un souhait : qu'il soit là, présent, avec moi. J'étais toujours vers le milieu du bus, il était chaque fois à la première place. Il était toujours aussi "comme moi", c'était chaque fois un même plaisir de le voir. Pourtant hélas, jamais je n'ai osé aller à sa rencontre.
Ces courts instants où je n'étais plus sur terre mais sur ma planète se présentait régulièrement. Bien trop rarement à mon goût, mais régulièrement. Jusqu'au jours où le plaisir de le croiser s'est couplé d'une douleur...
On dit souvent que, à l'adolescence, les filles sont plus matures que les garçons. Je crois avoir rencontrer l'exception qui infirme la règle : un groupe de trois, peut-être quatre filles, avaient pris pour cible le jeune homme. Placées au fond du bus, elles ont trouvées à rire de lui. L'une d'elle à finie par dire "tu te rends compte, un accident, et tu te retrouve comme ça!". Je me suis senti tellement mal à ce moment, alors même que mes efforts étaient concentrés à tenter de rester un passager lambda de ce bus. Elle m'avait ouvert les yeux : ce garçon était ainsi suite à un accident. En effet, il allait dans ce qu'elles appelaient "le château", apparemment un centre de rééducation pour enfants handicapés, ayant un faible QI. Mais alors, jusqu'où étions-nous semblable? A partir d'où étais-je différent de lui? L'étais-je seulement? Comment pouvaient-elles lui avoir dit tout ça? Comment pouvaient-elles m'avoir dit tout ça? A partir de ce moment là, le voir ne représentait plus, pour moi, le même plaisir. Le voir ne me permettait plus de ne pas me sentir seul, le voir me rappelait au contraire a quel point j'étais seul.
Je n'ai que rarement rencontré d'autres personnes avec qui je me suis senti si parfaitement semblable. Comme les choses sont si mal faites : si je n'avais pas besoin d'en rencontrer, j'en rencontrerais à tous les coins de rues.
samedi 8 novembre 2008
Parce qu'il y a plusieurs façons d'être différent.
Si il n'y a qu'une façon d'être comme tous le monde(bon ok, c'est pas tout à fait exacte), il y a mille façons d'être différent. Ce blog ne pourrait donc parler de la différence en ce basant uniquement sur mon cas. C'est pourquoi ce blog va accueillir, dans quelques temps, un autre rédacteur, et peut-être d'autres par la suite.
Inscription à :
Articles (Atom)


